Lorsqu'il voyageait par ferry par temps de chaleur, ce que Djalal aimait faire le plus était de rester dehors sur le pont. Il avait de cette manière une vue plus proche de la mer et pouvait voir autour plus facilement. Un jour, Djalal était monté sur le bord du ferry avec sa maman. Il alla immédiatement s'asseoir sur le pont. Un groupe de mouettes suivaient le ferry comme si elles faisaient la course. Elles faisaient une magnifique parade, en tournoyant dans les airs et en se battant pour des morceaux de pain qui leur sont jetés par les passagers. vUne des mouettes plana lentement et se posa sur le siège près de Djalal.
"Comment as-tu trouvé notre démonstration de vol ?" demanda-t-elle. "J'ai remarqué que tu nous regardais avec attention. Comment t'appelles-tu ?"
"Je m'appelle Djalal. Oui, j'ai vraiment aimé vous voir voler. Je vois que vous pouvez rester en l'air sans même battre vos ailes. Comment faites- vous ?"
La mouette hocha la tête. "Nous nous positionnons en fonction de la direction du vent. Même s'il y a très peu de vent, les courants d'air montants nous soulèvent. Nous utilisons ce mouvement et nous pouvons faire de longs voyages sans battre nos ailes."
"Nous faisons un mouvement de va et vient à l'intérieur des masses d'air montant de la mer", continue-t-elle. "Ces courants signifient que nous avons toujours de l'air sous nos ailes ; ce qui nous permet de rester en haut dans les airs sans utiliser beaucoup d'énergie."
Djalal n'était toujours pas sûr de comprendre : "Je vous ai vu en l'air sans bouger vos ailes, comme si vous étiez attachés. Et vous faites tout cela en agissant en fonction de la direction du vent ? Je peux voir ça, mais comment calculez-vous la force du vent et de quelle direction viendra-t-il ?"
"Il nous est impossible de le faire par notre propre connaissance", commença la mouette. "Lorsqu'Il nous a créées, Allah nous a enseigné comment voler et comment nous suspendre en l'air sans perdre d'énergie. Ce sont des exemples qui nous sont donnés afin que nous puissions réaliser l'existence d'Allah et comprendre Sa puissance."
Djalal pensa à une autre question : "Oui, vous restez suspendues en l'air comme si vous étiez retenues par un fil… Pour être capable de faire ça, vous devez très bien connaître les maths et pouvoir faire des calculs détaillés, mais vous le faites sans aucun problème depuis la toute première fois où vous avez volé, n'est-ce pas ?"
"Absolument" acquiesça la mouette. "Notre Seigneur a donné à chaque créature l'inspiration dont elle a besoin. Nous faisons tous ce qu'Il nous dit de faire. N'oublie jamais qu'Allah embrasse toute chose et garde tout sous Son contrôle. Il est le Seigneur de toute chose. Tu peux trouver beaucoup de versets coraniques à ce sujet. Le ferry va bientôt accoster ; je vais partir rejoindre mes amis. A bientôt."
Djalal vit sa nouvelle amie s'envoler, devenant de plus en plus petite au loin.
En arrivant à la maison, Djalal chercha un verset dans le Coran concernant le fait que tout est sous le contrôle d'Allah. Il le trouva dans la Sourate Houd, et apprit le verset par cœur immédiatement :
Je place ma confiance en Allah, mon Seigneur et le vôtre. Il n'y a pas d'être vivant qu'Il ne tienne par son toupet. Mon Seigneur, certes, est sur un droit chemin. (Sourate Hud, 56)
N'ont-ils pas vu les oiseaux assujettis [au vol] dans l'atmosphère du ciel sans que rien ne les retienne en dehors d'Allah ? Il y a vraiment là des preuves pour des gens qui croient. (Sourate an-Nahl, 79)
Chers enfants, aviez-vous entendu parler d'une espèce d'oiseau appelé mégapode ? Lorsque ces oiseaux ont des poussins à élever, c'est toujours le mâle qui les surveille. D'abord, la mère creuse un grand trou pour y pondre ses œufs. Ensuite, le mâle doit garder le nid à température de 3° C.
Pour mesurer la température du nid, le mâle enterre son bec dans le sable qui le recouvre, l'utilisant comme un thermomètre. L'oiseau répète cette opération plusieurs fois. Si la température du nid s'élève, il fait immédiatement des trous d'aération pour la faire baisser. Aussi, le bec de l'oiseau est tel un thermomètre délicat qui fait que si quelqu'un jette une poignée de terre sur le trou et que la température s'élève ne serait-ce qu'un tout petit peu, l'oiseau peut le détecter. De telles mesures ne sont possibles pour nous qu'en utilisant un thermomètre, mais les mégapodes ont fait cela pendant des siècles, et n'ont jamais fait la moindre erreur.
C'est parce qu'Allah leur a tout enseigné, et c'est Allah le Tout Puissant Qui a créé un bec avec la sensibilité d'un thermomètre.